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 DREAMCHASERS — SP4M

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Horatio
Admin
Messages : 21
Date d'inscription : 06/08/2014

MessageSujet: DREAMCHASERS — SP4M   Mer 6 Aoû - 19:44



AMINE ALEXANDER ASEMHAAL
16YO SUD-AFRICAIN
NAIN 1M62 CREVETTE 47KG
IRIS NOISETTES BLOND BASANÉ

"Y'a quoi comme race de gros boeuf ?" À le croiser dans les rues de Johannesburg, on ne dirait pas trop, comme ça, mais Amine accumule évidemment quelques complexes d'adolescent trop gringalet. Aussi lorsqu'il a l'opportunité de se travailler une apparence, il concocte généralement avec plaisir montagnes de muscles, pilosités viriles et autres barbares au teint basané. En l'occurrence, SP4M est l'un de ses avatars les plus sobres. Se glisser dans la peau d'un affreux jojo de deux mètres de haut, c'est tout de suite moins séduisant lorsque l'on se trouve vraiment dans les chaussures d'un héros aussi imposant mais pataud par la magie de la réalité augmentée.
Les tiffs mieux foncés du frérot, le six-pack mieux construit de papa, quelques cicatrices bien dessinées par-ci par-là, et Amine finit par se dire que quelques centimètres supplémentaires seraient plutôt agréables. SP4M, en bon patchwork des idéaux de l'autre côté du miroir, c'est une paire de deltoïdes fort sympathiques à tâter encadrant un petit gars plutôt banal au bout du compte. Si l'on oublie sa fâcheuse tendance à s'exprimer en beuglements de soixante-dix décibels minimum. Et une capacité à afficher des grimaces plus monstrueuses que votre classique gobelin brûlé au troisième degré. Ainsi que des goûts vestimentaires pour le moins douteux. Et. Non. SP4M peut paraître ordinaire. Au premier abord, de très très loin et inconscient. Ou mort.

CAPRI F 20YO LUFFY FONDA CITRON



À LA RECHERCHE DE NOS NAISSANCES IMPROBABLES
Aux éminentes collines de richesses ambrées, aux promesses d'aventures exaltantes, de paradis retrouvés, Amine n'a que très tardivement comparé la triste réalité. Bercé au creux des attentes enivrantes d'une mère trop fière, il n'apprend jamais vraiment à interpréter les délires parentaux ni à découvrir d'exubérantes déclarations pour ce qu'elles sont. De douces illusions en plaisantes métaphores qu'on lui susurre entre deux mèches délicatement bouclées, le petit blond est attentif. Croyant. Littéral. On lui confie des royaumes éternels, et de tout son coeur d'enfant, il les accepte gazouillant. C'est une lobotomie inconsciente, vicieuse, mêlée d'un amour franc et arrêté. Le type de dommages inavoués qui, partis d'un si beau sentiment, muent en d'immondes névroses. Tu seras un prince, mon fils. Alors ses prunelles de bambins brillent déjà des feux d'une couronne massive, inexistante. Il connaît avant même de se tenir en petit d'homme sur deux pieds les hauteurs enivrantes du piédestal doré. Amine Alexander Asemhaal se sent, se sait puissant, invulnérable, légendaire. La populace ignare ne connaît pas encore son maître, mais confortablement pelotonné au fond de sa poussette à quatre vitesses, il rumine à l'avance des plans infaillibles.

DANS LA DISTRACTION DE VIES GASPILLEES D'AVANCE
La vie lui est arrivée dans la gueule en une violente explosion soufflant toutes ses belles convictions, ne laissant que les débris d'une civilisation crânienne bâtie sur du vent. Les oeillères d'un narcissisme exacerbé lui sont restées jusqu'à ses quatorze ans. À quatorze ans, Amine a rencontré la vérité, la condition humaine, intangible, affreuse, éphémère. Tout de suite, il l'a détestée. C'est la vérité qui lui a laissé un cadavre sous les yeux. Un pantin inanimé, un gamin à peine plus âgé, un type qui passait par là, un inconnu comme on en croise à chaque coin de rue dont les fluides rougeâtres ont tâché le pavé sans crier gare. L'accident a été aussi rapide et violent qu'incompréhensible. Il se souvient vaguement d'un conducteur fautif ou pas qui gueule, de son cartable qui a glissé, comme soudainement alourdi par les cris environnants qui lui parvenaient en sourdine. En fixant la mort, Amine a tout à coup compris. L'absurdité de ses aspirations. Le voile pitoyable à travers lequel il ne distinguait jusque là qu'un bout d'univers étriqué, faussé. Il a revu ses actes irréfléchis, vécu une seconde fois ses années mensongères, comme étranger à lui-même. Apeuré par ses propres mirages, les victoires acquises et autres fiertés injustifiées lui sont apparues comme autant d'effroyables duperies. À quatorze ans, Amine s'est découvert parjure.

ET TROMPER LA MORT JUSQU'A SE PERDRE



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<div style="color:red;">16YO SUD-AFRICAIN</div><div style="color:yellowgreen;">NAIN 1M62 CREVETTE 47KG</div><div style="color:mediumpurple;">IRIS NOISETTES BLOND BASANÉ</div></div>
<div style="width:400px; text-align:center; font-family:Verdana, Geneva, sans-serif; font-size:11px; background-color:#FFFFFF; border-radius:100px; color:silver;"><div style="text-align: justify; padding-top:30px; margin-left:50px; margin-right:50px; padding-bottom:30px;">[i]"Y'a quoi comme race de gros boeuf ?"[/i] À le croiser dans les rues de Johannesburg, on ne dirait pas trop, comme ça, mais Amine accumule évidemment quelques complexes d'adolescent trop gringalet. Aussi lorsqu'il a l'opportunité de se travailler une apparence, il concocte généralement avec plaisir montagnes de muscles, pilosités viriles et autres barbares au teint basané. En l'occurrence, SP4M est l'un de ses avatars les plus sobres. Se glisser dans la peau d'un affreux jojo de deux mètres de haut, c'est tout de suite moins séduisant lorsque l'on se trouve [i]vraiment[/i] dans les chaussures d'un héros aussi imposant mais pataud par la magie de la réalité augmentée.
Les tiffs mieux foncés du frérot, le six-pack mieux construit de papa, quelques cicatrices bien dessinées par-ci par-là, et Amine finit par se dire que quelques centimètres supplémentaires seraient plutôt agréables. SP4M, en bon patchwork des idéaux de l'autre côté du miroir, c'est une paire de deltoïdes fort sympathiques à tâter encadrant un petit gars plutôt banal au bout du compte. Si l'on oublie sa fâcheuse tendance à s'exprimer en beuglements de soixante-dix décibels minimum. Et une capacité à afficher des grimaces plus monstrueuses que votre classique gobelin brûlé au troisième degré. Ainsi que des goûts vestimentaires pour le moins douteux. Et. Non. SP4M peut paraître ordinaire. Au premier abord, de très très loin et inconscient. Ou mort.</div></div>
<div style="font-family: 'Fugaz One', sans-serif; font-size:25px; text-align:left; margin:10px; letter-spacing:-1px; color:turquoise; text-shadow: -3px 0px 0px #FDFDFD;">CAPRI F 20YO LUFFY FONDA CITRON</div></div>

<div style="width:500px; height:20px; background-color:gold;"></div><div style="width:500px; height:10px; background-color:red;"></div><div style="width:500px; background-image:url('http://i69.servimg.com/u/f69/12/49/47/72/redox_10.png'); border-radius: 0px 0px 100px 100px;">
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<div style="font-family: 'Fugaz One', sans-serif; font-size:32px; line-height:25px; text-align:left; letter-spacing:-1px; color:mediumpurple; text-shadow: -3px 0px 0px #FDFDFD;">DANS LA DISTRACTION DE VIES GASPILLEES D'AVANCE</div>La vie lui est arrivée dans la gueule en une violente explosion soufflant toutes ses belles convictions, ne laissant que les débris d'une civilisation crânienne bâtie sur du vent. Les oeillères d'un narcissisme exacerbé lui sont restées jusqu'à ses quatorze ans. À quatorze ans, Amine a rencontré la vérité, la condition humaine, intangible, affreuse, éphémère. Tout de suite, il l'a détestée. C'est la vérité qui lui a laissé un cadavre sous les yeux. Un pantin inanimé, un gamin à peine plus âgé, un type qui passait par là, un inconnu comme on en croise à chaque coin de rue dont les fluides rougeâtres ont tâché le pavé sans crier gare. L'accident a été aussi rapide et violent qu'incompréhensible. Il se souvient vaguement d'un conducteur fautif ou pas qui gueule, de son cartable qui a glissé, comme soudainement alourdi par les cris environnants qui lui parvenaient en sourdine. En fixant la mort, Amine a tout à coup compris. L'absurdité de ses aspirations. Le voile pitoyable à travers lequel il ne distinguait jusque là qu'un bout d'univers étriqué, faussé. Il a revu ses actes irréfléchis, vécu une seconde fois ses années mensongères, comme étranger à lui-même. Apeuré par ses propres mirages, les victoires acquises et autres fiertés injustifiées lui sont apparues comme autant d'effroyables duperies. À quatorze ans, Amine s'est découvert parjure.

<div style="font-family: 'Fugaz One', sans-serif; font-size:32px; line-height:25px; text-align:left; letter-spacing:-1px; color:turquoise; text-shadow: -3px 0px 0px #FDFDFD;">ET TROMPER LA MORT JUSQU'A SE PERDRE</div></div>
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